La nuit du 16 novembre nous l'avons passée dans le pays surnommé: la suisse africaine, (grand comme une demi-Belgique) montagnes verdoyantes, peu de lacs, des gens extrêmement gentils et souriants. La traversée du nord au Sud c'est fait sans anicroches, sauf qu'après avoir fait attention aux animaux du Kruger, il faut maintenant avoir l'oeil sur les vaches, veaux, taureaux et chèvres qui broutent aux abords du chemin et qui traversent sans crier gare... Aux douanes swazilandaise, on vous remets un petit bout de papier blanc de 2 cm x 4 cm, tamponner, sur lequel on y a inscrit votre numéro de plaque, à remettre au gardien tout souriant à la guérite.... Rien à voir avec les douanes américaines.
Un petit mot sur le moyen de transport local: le minibus, (kombis). Depuis Jo'burg, on ne voit que ça...ils ne semblent pas avoir d'horaires, de destinations, de tarifs ou d'arrêts prédéfinis, partout des gens attendent sur le bord des routes, et lèvent un doigt, deux où trois selon la direction qu'ils souhaitent prendre. Un système simple et complexe à la fois pour nous qui sommes tellement organisés. À Jo'burg, ils ont voulu préserver le système cohérent d'autobus mis en place pour la coupe du monde de 2010, des émeutes violentes ont assuré aux chauffeurs de kombis le monopole du transport en commun.
Sylvie xx
Qui connaît le Swaziland? Ce pourrait être une bonne question pour un quizz et encore plus: Connaissez-vous le nom de la capitale de ce micro-pays où la moyenne de vie est de 37 ans, et le revenu annuel des habitants de 300$ par année...? Traverser le Swaziland est une expérience en soi, les forêts y sont quadrillées, les arbres sont presque tous à l'équerre suite aux reboisements, tout comme les habitants, tous jeunes il va de soi, qui semblent plantés le long de la route en face de cabanes rudimentaires en tôle ou en bois sans électricité. C'est sans doute un rappel pour le voyageur de ce qu'est vraiment l'Afrique, son puissant voisin, l'Afrique du Sud faisant mirage avec sa pseudo richesse...
De belles montagnes, des routes sans cône orange, des enfants souriants, quelques paysages grandioses sont sans doute les seuls souvenirs que le visiteur conserve après les 300 kilomètres de route traversant du nord au sud cette contrée dirigée par un roi qui organise chaque année une grande fête où sont invités quelques milliers de swazilandaises afin qu'il se choisisse une xième épouse. (Il en a déjà 16, son papa en avait 70!) Ah oui avant que je l'oublie, la capitale s'appelle Mbabane... L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a coupé ses subventions et mis ce pays sous observation après que son bon roi ait acheté un avion privé de 36M d'euros... L'équivalent du budget annuel de la santé du pays... Parions qu'il n'en souffrira pas trop, même avec un taux de 30% de sidéens parmi le million trois cent mille personnes que compte ce charmant pays...
André xxx
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