mercredi 27 novembre 2013

The Wild Coast

Quitter Giant's Castle parsemé de blanc, ne fut pas difficile... D'entreprendre une autre étape de notre périple est toujours excitant, direction "the wild coast"avec un détour de 85km (qu'on devra refaire demain pour retourner sur l'autoroute) pour dormir face à l'océan à Coffee Bay, endroit suggère par plusieurs guides et forum.  

Nous avons fait 500 km en 8hrs, dont de 2hrs sur une route non asphaltée, cahoteuse, en lacets en montant, en descendant, des vallées, des bovins et deux pick-up...bref rien à voir et interminable...mais quel chauffeur que j'ai, un parcours parfait!   Arrivés à Coffee Bay fatigués et pressés de nous trouver une chambre, nous devons zigzaguer entre les jeunes des villages environnants (une bonne centaine) réunis pour faire la fête sur la rue devant le Liquor Store...  André peine à se frayer un chemin vers l'unique hôtel digne de ce nom, malheureusement c'est complet, à son grand désarroi il doit retraverser les fêtards dont certain ont l'air d'avoir atteint leur quota d'alcool...qu'on se le tienne pour dit, le dimanche, les jeunes africains font la fête!

Nous nous retrouvons pris à loger à White Clay dans une cabane toute raboutée, en bas d'une cote raboteuse, mais avec une vue incroyable sur l'océan et une charmante tenancière qui nous prépare une assiette de fruits de mers, livrée sur notre balcon...on en oubli le manque de confort habituel et dégustons notre repas bien mérité.

Le lendemain, nous repartons pour un autre 400-500 km avec un arrêt dans la petite ville propret de King William's Town...heureusement, pas de route panoramique au programme. Nous avons facilement trouvé une suite dans une maison victorienne avec piscine pour un montant dérisoire (40$) et pris un repas de steak succulent, un T-bone pour monsieur, chez Spur, une chaîne de steak House bien établie (30$)... Notre budget se maintient!

Sylvie  XXX

Tous les guides touristiques, et ils sont nombreux, nous avaient prévenu que la Wild Coast avait peu à offrir aux touristes et ils avaient bien raison. Comme d'habitude on a fait à notre tête et on s'est tapé les 800 kilomètres sur une route qui n'avait pas grand chose à tripper. Au moins j'ai pu me faire plaisir sur certaines portions du chemin en tenant une moyenne de 130Km à l'heure pendant que Mimine ne regardait pas le compteur...

Pourtant cette randonnée m'a permis de constater d'importants contrastes. Nous avons traversé des villes où visiblement il n'y avait pas âme blanche qui y vivait. Quel capharnaum, c'était impressionnant de voir tous ces gens dans un désordre général où tout le monde court tout partout même dans la rue dans un environnement poussiéreux avec des ordures entassées ça et là, bref sans aucun ordre visible pour ne pas dire la foire totale. 

Nous avons constaté la différence lorsque nous nous somme arrêtés à Grahamtown, petite ville proprette, remplie d'afrikaners avec ses rue parfaitement à l'équerre, ses espaces de stationnement sécuritaires et payants et ses charmantes petites boutiques aux devantures attirantes. Deux mondes, deux vies parallèles à quelques dizaines de kilomètres à peine. Il en va de même pour la majorité des villes que nous avons traversés avec des townships à l'entrée et à la sortie de chacune sans exception... Deux mondes.... On s'est même permis de jouer le jeu en se louant un super cottage dans le plus pure style afrikaner... un vrai trip de blanc au pays des xhosas...

Quoi qu'il en soit nous faisons un voyage absolument merveilleux dans un pays qui l'est, malgré tout, tout autant. Nous sommes en pleine foire gastronomique profitant allègrement des spécialités de chacune des régions visitées, sans oublier évidemment le vin qui coule généreusement... Ce texte est écrit sur le bord de l'océan indien avec ses vagues déferlantes (encore en toujours même après 1000 kilomètres depuis Sta-Lucia) avec en prime un coucher de soleil qui s'enfonce lentement dans les flots bleus... Rien de vraiment romantique il fait environ 14C, il a plu presque toute la journée, on a un petit crisse de campe qui sent l'humidité avec deux lits simples au grand désespoir de Mimine et Matou mais ESTI QU'ON EST BEN!

André xx

P.S. Olivier il n'y a pas qu'au East Side Mario qu'on sait cuire les calmars... Ici c'est une spécialité et ils sont vraiment écoeurants... Puisses-tu les goûter un jour, je te le souhaite sincèrement.


Papa xx





mardi 26 novembre 2013

De la releve pour le fou des montagnes

20 au 23 novembre

Après la ville, le canyon, la brousse et la mer on découvre les montagnes africaines avec la même fascination et le même émerveillement que lors de nos tout premiers pas sur ce continent qui n'en finit pas de nous surprendre par sa splendeur. Les montagnes du Drakensberg massif rocheux dont certaines cimes culminent à plus de 3000 mètres nous  ensorcelle littéralement depuis maintenant 4 jours. 

Celle-là, je la dédie à mon père Gaston qui se disait fou de la montagne et qui aurait eu bien de la place pour se laisser aller sur les quelques 200 kilomètres nord-sud de montagnes, à la frontière ouest du Lesotho (un autre curieux petit pays enclavé...) qui forment l'ensemble de ce merveilleux coin de pays. Allez Gaston, où que tu sois... je suis convaincu que tu nous accompagnes pour les randonnées...

Les aménagements pour les touristes rencontrent les meilleurs standards internationaux d'hébergement dans un respect de l'environnement qui ferait plaisir à nos environnementalistes. Mais plus encore, après la visite de 3 campements on constate qu'il y règne un calme et une sérénité, sur fonds de décors parsemés de pics et d'énormes massifs rocheux à tête plate (comme un gâteau), qu'on ne retrouve nulle part ailleurs avec en prime des oiseaux de toutes les couleurs qui en font un paradis pour les ornithologues.

Les nuages ont bien failli gâter la sauce, lorsqu'on se promène entre entre 2000 et 3000 mètres d'altitude, il y a de bonnes chances que les nuages fassent partie du paysage lorsqu'ils passent et au grand désespoir de Sylvie, nous avons perdu une journée dans le brouillard, journée largement compensée par le soleil du lendemain et la visite des grottes parsemées de dessins rupestres de plus de 5000 ans nous rappelant que nous pourrions bien être tous et toutes de descendances africaines...

André xxx

En quittant St-Lucia, deux itinéraires s'offraient à nous: l'autoroute ou la 618, route panoramique qui ajoutait plus d'une heure de trajet.  Nous avons traversés des dizaines de villages, tous aussi pittoresques les uns que les autres. J'ai vu des centaines de personnes de tous âges marcher le long des routes, avec ou sans chaussures; des enfants (à la tonne, pas grand chose d'autre à faire dans ces petits villages, selon André) jouer avec un bout de bois, une roche; des femmes laver leur linge à la rivière et le faire sécher sur les rochers, d'autres marcher un enfant accroché dans le dos avec sur leur tête, soit un 5 gallons d'eau, une poche de riz (pas un petit sac) ou encore un ballot de branches de bois pour une distance, que je n'ose imaginer.  Les enfants sont mis à contribution lors de la corvée d'eau, soient ils pompent le puits, soient ils poussent une brouette (pour les plus chanceux) pleine de récipients remplis d'eau. On le sait que c'est comme ça pour des milliers de personnes dans le monde, on le voit à la télé, mais de passer à côté en voiture, mettons que...c'est pas pareil... Surtout, quand on vient de tout juste de s'arrêter en voiture pour acheter une bouteille d'eau pour la route.

Le fameux Ukhahlamba Drakensberg Park, inscrit au patrimoine de l'UNESCO depuis 2000, est divisé en trois zones, nord, centre et sud, sur plus de 243 000 ha, avec des noms à faire rêver les amateurs de montagnes: Cathedral Peak, Champagne Castle, Mont-aux-Sources, Giant's Castle, entre autre... Encore là, nous n'avons pas de réservations et après quelques 600km parcourus, nous prenons une chance et poussons vers le nord, jusqu'au renommé "Didima Camp"... Wow, la hutte entièrement équipée avec tv, foyer avec une vue face aux pics du nord du Drakensberg, une splendeur!   (Impossible de ne pas avoir une pensée pour un certain fou des montagnes).  

La joie que je me faisais de me lever à l'aube pour voir le soleil se refléter sur les montagnes, la rando que nous projetions à Thukela Gorge pour voir la 2e plus grande chute au monde "Thukela falls" qui plonge 947m dans le vide...pouet... pouet... pouet....l'épais brouillard, la bruine et les nuages ont envahi le ciel étoilé vu la veille... Déception, trop risqué de prendre la route plus au nord, nous décidons d'aller vers le centre du parc, encore là, rien à voir, il fait à peine 14C et vous l'avez deviné, très humide.  On se trouve une petite hutte dans un immense jardin et on se repose.  Jour 3, André espérant rendre sa mimine heureuse, décide de rouler 2:00 au sud vers le "Giant's Castle" et vers 15h, elles sont finalement au rendez-vous ces cimes majestueuses... Mimine est contente et envisage la rando de demain avec espoir!  Car, je l'avoue, de marcher me manque, habituellement en voyage, nous pouvons marcher des journées entières, pas vraiment pensable ici...

Sylvie

xxx
Samedi matin, c'est parti, on marche vers le "World's View" petite rando de 14km en 4hrs, (juste assez pour me contenter et ne pas écœurer André).  Belle rando facile, un soleil plombant, nous avons croisés des élans qui broutaient tranquillement.  Et la récompense: une vue époustouflante sur le Giant's Castle avec quelques petits nuages dans les hauteurs qui se sont transformés en fin de journée par une averse de grêlons comme nous en avons rarement vus.


Voici quelques photos : Swaziland, St-Lucia, Drakensberg

 Deboisement au Swaziland - quand on n'a pas de mines...
 Le toit arrondi, le top du World's View - on l'a escalade

 grelons, c'etait  vrai!
 petite danse Zulu
 Giant's Castle




 Dessins rupestres pas Andre, sur la roche...


Un chanceu qui a une brouette...
 Corvee habituelle pour l'eau
 Cathedral's Peak - vue de notre hutte


 un des dizaines de petits villages traverses
 Cape Vidal - belle plage a St-Lucia
 Premiere trempette de pieds dans l'ocean indien
 vent deferlant nous chassant de la plage
 THE room in 'little eden"


jeudi 21 novembre 2013

The "Little Eden", St-Lucia

17 au 20 novembre - St-Lucia (village de pêcheurs)


André avait très hâte de voir l'océan indien, alors, avant même de nous trouver un hébergement, nous sommes allés à la plage.  Un dimanche à la plage comme dans tous les endroits en bord de mer, les locaux y étaient rassemblés.  Une fois la dune de sable traversée, le vent intense nous a fouettés, impossible de s'asseoir tranquillement sur le sable blanc.  On comprend pourquoi il y avait autant de monde sur le party dans le stationnement. Donc, première impression, hum... pas très accueillant et un peu insécurisant.  

Le petit village de St-Lucia était semble-t-il envahi par les touristes venus voir les baleines qui y étaient de passage avant d'entreprendre un long voyage vers Hawaï !  Nous avons eu la chance de tomber sur le Little Eden Self-catering, une annulation nous a permis d'obtenir un appartement 3 chambres à coucher, salon, salle à dîner, cuisine et piscine à 2 pas des portes patios du salon et de la chambre des maîtres, stationnement sécurisé, gardien de sécurité la nuit, internet, le tout pour 350 R chacun ! (soit 75$)...Trop beau pour être vrai, on a pris 3 nuits.  Bref, on c'est reposé et la voiture aussi!  (Little Eden self-catering - une adresse à retenir).

Le 2e matin, nous avons eu de la visite dans le jardin, quelques singes sont venus manger des noix... Un vrai paradis

J'ai oublié de vous expédier la photo de l'éléphant à 5 pattes !!!!  Il était pas du tout content qu'on le dérange...On pense l'avoir dérangé entre deux pauses tendresse, un autre éléphant(e) était un peu plus loin dans le boisé.



xx

Sylvie
(d'autres photos à suivre, elles doivent être transférées de ma caméra)

Mon premier vrai contact avec l'océan Indien a plutôt été violent si l'on peut dire. Je ne parle pas de la visite du dimanche avec la masse en fête mais du lendemain où j'ai insisté pour me tremper les pieds dedans. Jamais je n'ai trouvé plage si inhospitalière et pourtant j'en ai fait de la beach... Le cadre était pourtant formidable, du sable à perte de vue sur plusieurs kilomètres, un soleil radieux qui nous a cuits en 20 minutes, et des vagues bleues déferlant en pente douce mais un vent de 50 à 60 kilomètres décapant tout sur son passage... Pas un oiseau, ni de coquillages, pas même un petit crabe pour nous rappeler que nous étions sur le bord de la mer... Après 20 minutes brûlés et sandblastés, nous sommes retournés en titubant au véhicule en faisant attention aux crocodiles qui pullulent dans les marécages attenant au stationnement...

Cape Vidal, à quelques 30 kilomètres Ste-Lucia nous a contentés pour la plage, c'est l'endroit où vont les blancs, à l'abri du vent dans une baie qui s'étend en demi-lune sur plusieurs kilomètres. Belle journée... Quant à Ste-Lucia, charmante petite ville proprette avec un quartier blanc bien mis et bien sécurisé...D'excellents repas de fruits de mer entre blancs toujours et bon vin à prix très modique... Nous sommes mêmes revenus à pied de notre dernier souper en ville, Sylvie courait presque dans les chemins sombres mais à bien y penser elle court toujours dans la rue même lorsque nous sommes au Québec. Belle victoire des Panthers contre les Patriots en passant, visionné à 4h00 du matin....


Andréxxx

Petit pays, le Swazi...

La nuit du 16 novembre nous l'avons passée dans le pays surnommé: la suisse africaine, (grand comme une demi-Belgique) montagnes verdoyantes, peu de lacs, des gens extrêmement gentils et souriants.  La traversée du nord au Sud c'est fait sans anicroches, sauf qu'après avoir fait attention aux animaux du Kruger, il faut maintenant avoir l'oeil sur les vaches, veaux, taureaux et chèvres qui broutent aux abords du chemin et qui traversent sans crier gare... Aux douanes swazilandaise, on vous remets un petit bout de papier blanc de 2 cm x 4 cm, tamponner, sur lequel on y a inscrit votre numéro de plaque, à remettre au gardien tout souriant à la guérite.... Rien à voir avec les douanes américaines.

Un petit mot sur le moyen de transport local: le minibus, (kombis). Depuis Jo'burg, on ne voit que ça...ils ne semblent pas avoir d'horaires, de destinations, de tarifs ou d'arrêts prédéfinis, partout des gens attendent sur le bord des routes, et lèvent un doigt, deux où trois selon la direction qu'ils souhaitent prendre.  Un système simple et complexe à la fois pour nous qui sommes tellement organisés.  À Jo'burg, ils ont voulu préserver le système cohérent d'autobus mis en place pour la coupe du monde de 2010, des émeutes violentes ont assuré aux chauffeurs de kombis le monopole du transport en commun.

Sylvie xx

Qui connaît le Swaziland? Ce pourrait être une bonne question pour un quizz et encore plus: Connaissez-vous le nom de la capitale de ce micro-pays où la moyenne de vie est de 37 ans, et le revenu annuel des habitants de 300$ par année...? Traverser le Swaziland est une expérience en soi, les forêts y sont quadrillées, les arbres sont presque tous à l'équerre suite aux reboisements, tout comme les habitants, tous jeunes il va de soi, qui semblent plantés le long de la route en face de cabanes rudimentaires en tôle ou en bois sans électricité. C'est sans doute un rappel pour le voyageur de ce qu'est vraiment l'Afrique, son puissant voisin, l'Afrique du Sud faisant mirage avec sa pseudo richesse...

De belles montagnes, des routes sans cône orange, des enfants souriants, quelques paysages grandioses sont sans doute les seuls souvenirs que le visiteur conserve après les 300 kilomètres de route traversant du nord au sud cette contrée dirigée par un roi qui organise chaque année une grande fête où sont invités quelques milliers de swazilandaises afin qu'il se choisisse une xième épouse. (Il en a déjà 16, son papa en avait 70!) Ah oui avant que je l'oublie, la capitale s'appelle Mbabane... L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a coupé ses subventions et mis ce pays sous observation après que son bon roi ait acheté un avion privé de 36M d'euros...  L'équivalent du budget annuel de la santé du pays... Parions qu'il n'en souffrira pas trop, même avec un taux de 30% de sidéens parmi le million trois cent mille personnes que compte ce charmant pays...


André xxx

mardi 19 novembre 2013

Quelques animaux vu de pres et de loin au Parc Kruger


















Quelques photos de Joburg et du Blyde River Canyon

La rue du Sleepy Gecko Guest House
Ces arbres en fleurs, le sont quelques semaines au printemps.



Musée de l'apartheid, chaque couleur à son entrée !


Ville minière avant tout! 
Le plus haut édifice (50 étages) d'Afrique est à Jo'burg, un hôtel Carleton abandonné, mais dont la tour d'observation est encore ouverte.  Le quartier est toutefois déconseillé.


Toute l'agglomération de Jo'burg est entourée de montagnes de résidus miniers non recouverts.  Des arbres ont été plantés pour retenir la poussière.



    La maison de Mandela à Soweto, avec André en arrière-plan



Échoppe dans Soweto


Le Canyon Blyde River fait 25km avec une profondeur de 600  à 800m, sur le parcours ont peut y voir ces marmites géantes creusées par le torrent.  Bourke's Luck Potholes

Époustouflant, "The three Rondavels"... Un endroit pour méditer..