jeudi 12 décembre 2013

Un autre voyage de rêve de terminé

C'est avec tristesse, après 32 jours bien remplis que l'on doit plier bagages une dernière fois pour retourner vers le nord. Pays de contrastes,  il est fabuleux sur le plan géographique autant il est décevant sur le plan des inégalités sociales qui sont le leg d'un régime rien de moins qu'effroyable qui demandera bien des générations avant que ses derniers échos ne disparaissent. Pourtant ce sont sans doute les plus beaux et sincères sourires que j'aurai reçu comme quoi la vie continue.

Merci l'Afrique du Sud de m'avoir ouvert si généreusement tes portes pour découvrir un endroit merveilleux rempli de gens qui le sont tout autant...

André xxx

Nous avons choisi l'Afrique du Sud parce que nous n'avions jamais mis les pieds sur ce continent, le climat semblait idéal en novembre et nous étions en basse saison touristique ; toutefois, la violence, la sécurité et la pauvreté nous inquiétaient un peu.  Je m'attendais aussi à vivre un peu de "misère": quand on pense à l'Afrique, le confort n'est pas nécessairement la première chose qui nous vient en tête.  Après plus de 5000km, l'Afrique du Sud c'est plusieurs pays en un, parfois on se croyait à Miami, à Old Orchard, en Europe, en Californie ou encore dans la pampa d'Argentine et quelques fois en... Afrique... Nous avons vécu un voyage fabuleux, extrêmement bien mangé, bu et dormi, aucun malaises ni pépins...Il faut croire que nous avons des "guides-voyages" qui veillent sur nous ! En tout cas, merci ... merci chéri, mon super chauffeur, mon amour ... merci la vie de me permettre de vivre des trips pareils... Et merci à vous de prendre le temps de nous lire.

Sylvie xxx



Dernière étape: Cape Town

Hermanus (tant qu'à y être!)

Regarde chéri, là-bas, on dirait une grosse baleine...Ben, non chérie, c'est une roche, les baleines quittent cette côte en novembre pour l'Antarctique...Ah oui...et bien, c'est une roche vivante car elle vient d'expulser de l'air et de partir en plongée... Une baleine australe et son petit ont pour notre plaisir, retardé leur départ...La maman, pour rappeler son petit auprès d'elle, a fait quelques sauts...





Après La petite Ferme où nous avons passé deux jours mémorables, finalement le riche et célèbre on commence à s'y plaire, et la très austère mais fort jolie Stellenbosch (la plus vieille cité), nous nous sommes permis un autre détour, comme nous en avons fait plusieurs, par Hermanus petite station balnéaire sur le bord de l'Atlantique. Les baleines en bonus et la découverte d'un autre petit coin de paradis comme l'Afrique du Sud en cache plein, ils demandent simplement un peu d'effort et d'essence... et du flair et ma co-pilote (la meilleure d'Afrique du Sud) en a.

Hout Bay - Cape Town
3 au 9 déc.

Pour terminer ce fabuleux voyage, nous souhaitions combiner visites urbaines et plages, nous avons donc posé nos valises pour 6 nuits (wow!!!) au petit village de Hout Bay à 20 min. de Cape Town et à 10 min. de plusieurs plages du côté de l'Atlantique... Ces six derniers jours ont filé à la vitesse de l'éclair, la météo, plutôt clémente (20-25C) mais venteuse, très venteuse, impossible de lézarder à la plage, des pointes à 60km, même la route panoramique de Chapman's Peak à été fermée toute la semain...



Peu importe, downtown Cape Town, Victoria's Waterfront, Table Moutain, Cape Bonne Espérance, False Bay et on pousse même sur la côte ouest au West Coast National Park, ou la température varie de 32C à l'intérieur des terres à 18C sur le bord de l'océan, il paraît que l'eau est à 7C, donc pas de baignade en mer, par contre l'immense lagon nous permet de faire trempette à l'abri du vent et de l'eau froide.


Table Mountain vu du Victoria's Waterfront

Cape Bonne Espérance - des vents de 90km minimum...
Les vagues aussi se font décoiffer


Cape Town à la réputation d'être une des plus belles villes du monde, il est vrai qu'elle a un cachet particulier avec les montagnes qui l'entoure: Table Mountain, Lion's Head et Signal Hill, la ville est propre, les restos sont excellents, le waterfront vous offre toutes les boutiques inimaginable et des sorties en mers de toutes sortes...mais peu-t-on vraiment faire parti des belles villes mondiales quand près de 3 millions de personnes vivent dans 4 townships (dont un de 2 M de gens) dans des conditions de vie des plus minimales ? Et bien oui, car il paraît que seulement 10% des visiteurs s'intéressent et connaissent l'existence des townships.  

Avant de partir du Québec, je n'avais pas l'intention d'aller visiter les townships, je n'étais pas à l'aise avec l'idée de payer pour aller voir la misère.  À Joburg, nous avons visité les rues "montrables" de Soweto, on nous a épargné la misère.  Après avoir traversé l'Afrique, j'ai changé d'idée et après quelques recherches sur internet, j'ai découvert l'organisme à but non lucratif Uthando, qui oeuvre depuis plus de 4 ans à améliorer la qualité de vie des africains par toute sorte de projets.  Le tour propose une visite à certains de leurs projets, dont une garderie, un centre communautaire ou les femmes apprennent à faire de l'artisanat, etc... Ni un ni deux, je réserve pour une visite le lendemain; à notre réveil, on apprend le décès de Mandela, ça ajoute une touche très particulière à notre visite. (www.uthandosa.org)

Avant de partir, notre guide, très gentil et passionné, nous fait part, avec une grande sensibilité et humilité, de ce qu'il ressent en cette journée mémorable.  Il est certain que chacun d'entre nous, (un couple d'hollandais, 1 australienne et ses 3 amis...afrikanners), nous nous rappellerons longtemps de cette visite.  Il est surtout très contents que 3 afrikanners (qui vivent en Australie) nous accompagnent, ce sont les premiers en 3 ans... un début d'ouverture, de changement ? Peut être, on ne peu qu'espérer...








Le vent de la veille a arraché ce toit



Effectivement, cette journée nous a touché, marqué, et nous a montré l'espoir de changement...mais, la route est longue... De vivre des moments comme ceux-çi, nous rappellent combien nous sommes chanceux d'être né au pays de Céline Dion *! 

*À toutes les fois que nous avons souligné nos origines canadienne française, on nous répond "You are from Celine Dion's country".... Créée Céline, tu fais une bonne job !


Sylvie xxx

Cape Town marque la fin de notre périple et on s'est gardé le meilleur pour la fin, du moins on le croyait... Comme l'a dit Sylvie, malgré un soleil radieux nous avons découvert les effets du vent, élément incontournable pour qui vit dans la ville du Cap. Impitoyable, il nous empêche de profiter des plages, de monter en téléphérique sur Table Mountain, d'aller en bateau sur Robben Island (où Mandela a passé 27 ans incarcéré) et même de faire un détour par les routes panoramiques. Mais quoi qu'il en soit nous avons quant même visité le centre de cette charmante ville, assisté à un spectacle de danse africaine et pris de délicieux repas en plus de se reposer de l'automobile à laquelle nous avons ajouté plus de 5000 kilomètres au compteur.

Une moment particulièrement émotif a été partagé avec la communauté du plus important township du Cap lors de notre visite avec la fondation Uthando.  Curieux timing, nous avons planifié cette visite la journée même où Mandela est décédé. Une rencontre avec des ainées, une quarantaine, s'est terminée avec des accolades chaleureuses, avec les chants d'une chorale,  et nous avons tous vécu une grande émotion Sylvie y laissant même quelques larmes... Un beau moment avec toutes ces femmes dont le vécu planait dans nos coeurs...
Merci Uthando.



Nous avons visité une garderie en opération depuis près d'un an, Gloria a commencé avec 25 enfants, elle a dû trouver un autre établissement vu la demande croissante, les autorités lui ont autorisé 70 enfants, elle en reçoit jusqu'à 220 dans des conditions impensables chez nous; la classe se fait dans un local grand comme un container, ils ont trois petits locaux dans une maisonnette et un parc de l'autre côté de la rue...Ce vendredi, quelques enfants n'étaient pas encore partis pour les vacances d'été, nous avons eu droit à une petite danse et chanson...




Les aînés aussi nous ont chanté une chanson et nous ont fait une accolade 
pour finir notre visite des Townships.


Curieusement la mort de Mandela ne semble pas avoir été vécue dans la douleur, ce pays en a assez vécu mais dans un recueillement sobre qui permettra sans doute une remise en question du chemin et de la façon dont il a été parcouru depuis la fin de l'apartheid en 1994. En Afrique la mort est une célébration, cérémonial que les africains noirs et blancs ont su rendre dignement à ce grand homme.






André xxx


Photos : Garden Route, Tsitsikama, Wilderness, vignobles



Les nouveaux townships...

King William's Town - petite ville propette...facade de notre guest House "The Reflexion"

Centre Ville de King William's


Champagne au petit déj !!!

Une des aires de repos au Addo Elephant House


Tsitsikama Nat. Park - Aire de camping

Le resto du parc

Vue aérienne, après petite rando grimpante


Petit camp avec odeur d'humidité, un de nos meilleures dodos!

Le ménage et le lit est fait quotidiennement par le parc

En route vers Wilderness, nous avons visité une des plus grandes voilières du monde, voici quelques photos d'oiseaux rencontrés...










Enfin, trempette dans l'océan indien à Wilderness


Plage de 18km...et non, je l'ai pas couru aller/retour!

Région des vignobles


Petits raisins deviendront gros, en mars seront cueillis...

Restaurant de la Petite Ferme - idéal pour un mariage, selon André

On prend un coup...

Photo carte postale - vue de notre cottage


jeudi 5 décembre 2013

La route continue

La route sud-africaine continue de défiler avec des surprises à chaque arrêt. La garden route nous offre maintenant ses charmes tout en me permettant de me réconcilier avec l'océan indien où je n'avais trempé que les orteils depuis le début du périple. Deux parcs nationaux le Tsitsikhama et le Wilderness, distancés d'à peine une centaine de kilomètres, qui offrent des merveilles naturelles à découvrir. Les parcs sud-africains n'ont vraiment rien à envier à nos parcs nationaux nord-américains. Autant le gîte que les services, tout est vraiment organisé pour que l'on puisse profiter au maximum des possibilités de ces merveilleux endroits.

Le Tsitsikhama est en bord de mer et bien qu'on ne puisse s'y baigner, on vit intensément les humeurs de l'océan coincé que l'on est entre le fracas des vagues et les montagnes qui les reçoivent. Récifs déchiquetés, vagues déferlantes dans un vacarme naturel, deux jours de grand repos avec petite excursion au sommet d'une des montagnes... Coucher tôt, comme d'habitude, lever tôt avec un excellent déjeune servi au restaurant du parc...

Complètement différent mais dans le même esprit le parc Wilderness est en plein bois à quelques kilomètres d'une fantastique plage de 18 kilomètres de long dans laquelle j'ai enfin effectué mes premières et dernières trempettes dans l'océan indien étant maintenant rendu du côté atlantique de l'Afrique du Sud. Encore là le savoir-faire des sud-africains en matière de parc naturel gagne à être découvert. Randonnée de 7 kilomètres aux étonnantes cascades d'eau sur pistes bien balisées et la mer évidemment qui change de nature lorsqu'elle se termine sur des kilomètres de sable plutôt que sur les massifs rocailleux...

"La petite ferme" nous avait été conseillée Gisèle, une amie d'Aline (maman de Sylvie), nous y sommes débarqués presque par accident au détour d'une courbe après un chemin tortueux, un autre, de montagne. Faut dire que le dimanche, tout est fermé ou presque en Afrique du Sud et que curieusement le stationnement de ce modeste vignoble était plein à craquer en ce dimanche après-midi. 

C'était la première fois que je mettais les pieds dans un vignoble et connaissant mon amour du vin c'est avec soulagement que nous avons obtenu un pavillon en plein centre des 100,000 vignes pour deux nuits. Petit coin de paradis avec petite piscine privée et douche extérieure, lit king, petit salon et tout le tralala, finalement on flirte encore avec la vie des riches et célèbres le tout dans un décor hallucinant avec la vallée en contrebas les montagnes majestueuses en face, un maudit beau décor de film avec évidemment le copieux déjeuner inclu.

Noblesse oblige nous avons participé à la visite guidée du vignoble avec son propriétaire (depuis 30 ans) qui nous en a appris un peu plus sur la préparation, la conservation et la dégustation de ce produit de la nature qu'est le vin. Une production modeste de 100,000 bouteilles par année, une bouteille par vigne et une récolte en mars, faudrait bien revenir pour vivre ça... Une autre facette de ce pays que je commence sérieusement à aimer malgré ses défauts criants....

André xxx


Entre océans et montagnes

La "Garden Route", la nationale 2, bornée au sud par l'océan indien et au nord par deux chaînes de montagnes, est une des régions les plus visitées en décembre et janvier, la température l'hiver, est rarement en deça de 10C et l'été ne dépasse pas les 30C, assez idéal. Nous avons vécu 13C et 25C, pas si pire... Certains endroits n'ont pu échapper à un développement touristique monstrueux, nous nous sommes arrêtés à Jeffrey's Bay (la mec des surfers l'hiver pour les supertubes) et Plettenberg (la mec des jeunes blancs), deux villes aux allures de Old Orchard revisité, bref, ça ne nous a pas plu, heureusement que nous étions que de passage.

Vive les parcs nationaux, nos deux nuits à celui de Tsitsikamma et ensuite au Wilderness NP nous ont permis de vivre en harmonie avec la nature et la faune de la région. Quelques randos, en bord de mer et de rivière, ont agrémenté le tout.  Une ballade matinale sur la plage de 18km de Wilderness pour André et un petit footing pour moi, nous a fait partir la journée du bon pied.  Pour tout vous dire, y'a pas que la Toyota qui accumule les kilos (nous avons passés le cap des 5000 hier), moi aussi...

Dimanche matin, nous avons quitté l'agréable petit village de Wilderness, et devinez, nous avons pris la route panoramique pour la région des vignobles, selon Google, la distance et le temps étaient similaires à l'autoroute.  Cela nous a permis de traverser la région des élevages d'autruches, (le saviez-vous son oeil est plus pesant que son cerveau!) et de commencer la route des vignobles plus tôt...Tout à fait magnifique, André s'en ait donné à coeur joie dans les courbes et les montagnes...une belle route à faire en moto, et le dimanche en plus, 0 circulation.

À Franschhoek (ce qui veut dire au pays des français), nous avons goûté à la vie de vigneron, après un copieux dîner/souper et une saucette dans notre piscine privée (grand bain de 5x10 par 4 de profonds), nous avons siroté le chardonnay blanc maison, confortablement installés sur la terrasse du "Pear Tree Cottage", notre home pour les 2 prochaines nuits.  Il en fallait pas plus pour que nous nous prenions pour les proprios de ces centaines de vignes en fruits, toutes bien alignées s'étirant jusqu'au bas de la vallée.  André a appelé ça "la félicité"... On y pense pour la retraite !!!

Sylvie XXX

Rappel- 
Garden Route:
The Elephant House: 24 nov.:
Coffee Bay: 25 nov.
King William's Town: 26 nov.
Tsistikamma NP: 27, 28 nov.
Wilderness NP: 29, 30 nov.
Région des vignobles:
La Petite Ferme: 1 et 2 déc.

À venir:  
Cape Town, 3 au 9 déc.

lundi 2 décembre 2013

Champagne, Madame ? Well, of course....

Lorsque le proprio de l'établissement, ou plutôt du domaine, vous offre le champagne au petit déj, très difficile de refuser... Arrivés à Addo au début de la "Garden Route", nous projetions dormir dans une tente, une hutte ou encore un fameux rondavel du Addo Elephant National Park, (un parc miniature comparé au Kruger), malheureusement ou heureusement pour nous, c'était complet.  Après une 2e journée à rouler sur la Wild Coast "rien à voir, rien à faire", nous étions épuisés, on s'arrête au premier établissement :  "how much for one night ?" "For a room or a cottage ? It's 450 or 650 R per person, breakfast included, a dinner is served at 19h30".  OK, we'll have the cottage and please reserve a table for two for tonight, my driver is exhausted...

Nous y voici, c'est ici qu'on y passe le budget voyage, l'endroit est tout droit sorti du film "Out of Africa", nous traversons une multitude de salons extérieurs, tous aussi "comfis" les uns que les autres, (avec une odeur alléchante de jambon et de clous de girofles, plutôt surprenante), quelques jardins, pour finalement arriver à la piscine et tout au fond de la cour, à notre cottage ...ouf...une super maisonnette décorée avec goût, on s'y plaît immédiatement.... Chéri, combien as-tu compris que ça coûtait?  Hum...suis pas certain, je pense que c'était 650R pp... Tu sais avec mon super anglais et leur accent afrikaner....Bon, c'est un peu plus que prévu, mais bon, ce sera une petite folie...http://www.elephanthouse.co.za/gallery.asp

La piscine était "private", nous y avons fait trempette avant de se préparer au souper.  Pour une fois, nous avons fait un spécial vestimentaire, ne sachant pas trop à quoi nous attendre, tant au niveau du décorum qu'à celui du menu.  Arrivés un peu avant 19:30, on nous sert des petites bouchées pour faire patienter nos estomacs affamés, un roulé à la pâte feuilletée garni de formage et tapenade d'olive, délicieux ... Au resto, que 6 tables, pour 14 personnes, tous des adultes, (blancs, naturellement), on fait baisser la moyenne d'âge. Un serveur pour chaque table, avec un service des plus discret, n'étant pas informé du menu, nous commandons un vin rouge à 150R, prix dans la moyenne.  Pas de menu, c'est l'entrée qui est servie, un petit ballot de pâte filo, fouré aux champignons...divin...La suite, s'enchaîne, sur le même ton, généreux filets mignons avec légumes (plutôt rare), une cuisson parfaite, sans nous demander nos préférences et un dessert tout à fait savoureux... Tout au long du repas, André se demande, combien penses-tu que ça va nous coûter? Finalement, un bout de papier à signer nous arrive...room #1, please sign here, et voilà, je signe et laisse un 50R en pourboire.  Dodo, chéri, il est près de 21h.

Réveillés à 5h00 par une manifestation demandant plus de maisons dans le township (Mimine pensait qu'il s'agissait d'un autre spectacle de dance zoulou) le petit déj, est servi à l'autre extrémité de notre palace, (et merde, il pleut) et le suspense du coût total de cette équipé nous tarabiscotte toujours, sans toutefois, nous faire paniquer... Un buffet nous attendait dans un des pavillons de cet établissement, le fameux jambon de la veille est accompagné de pains et confitures maisons, de fromages et charcuteries en quantité, d'oeufs bénédictines et d'un café des plus savoureux (on a pris 3 tasses chacun), en surcroît, le patron, qui nous offre le champagne pour accompagner le tout. Il n'y avait évidemment pas de manifestants d'invités et on se bourre la fraise, y'a pas d'autres mots... on songe même à voler du jambon pour se faire des sandwichs pour la route...

L'heure est aux comptes, les paris sont ouverts, plus de 3000R ? moins de 3000R ?  André m'attends patiemment dans la voiture... Je sors en courant, en lui criant part le char, vite qu'on s'en aille... (comme dans l'annonce de IKEA, pour ceux qui s'en rappellent)...ça se peut pas, il se sont trompés... 1500R, (75$ chacun en tout et pour tout)...The Elephant House à Addo, South Africa.  Une adresse mémorable...

La pluie fait en sorte que nous quittons Addo sans même retourner voir les animaux du Parc, direction Storm River - Tsitsikamma national Park, sur le bord de l'océan, ou on espère il fait plus beau.


Sylvie et André XXX


mercredi 27 novembre 2013

The Wild Coast

Quitter Giant's Castle parsemé de blanc, ne fut pas difficile... D'entreprendre une autre étape de notre périple est toujours excitant, direction "the wild coast"avec un détour de 85km (qu'on devra refaire demain pour retourner sur l'autoroute) pour dormir face à l'océan à Coffee Bay, endroit suggère par plusieurs guides et forum.  

Nous avons fait 500 km en 8hrs, dont de 2hrs sur une route non asphaltée, cahoteuse, en lacets en montant, en descendant, des vallées, des bovins et deux pick-up...bref rien à voir et interminable...mais quel chauffeur que j'ai, un parcours parfait!   Arrivés à Coffee Bay fatigués et pressés de nous trouver une chambre, nous devons zigzaguer entre les jeunes des villages environnants (une bonne centaine) réunis pour faire la fête sur la rue devant le Liquor Store...  André peine à se frayer un chemin vers l'unique hôtel digne de ce nom, malheureusement c'est complet, à son grand désarroi il doit retraverser les fêtards dont certain ont l'air d'avoir atteint leur quota d'alcool...qu'on se le tienne pour dit, le dimanche, les jeunes africains font la fête!

Nous nous retrouvons pris à loger à White Clay dans une cabane toute raboutée, en bas d'une cote raboteuse, mais avec une vue incroyable sur l'océan et une charmante tenancière qui nous prépare une assiette de fruits de mers, livrée sur notre balcon...on en oubli le manque de confort habituel et dégustons notre repas bien mérité.

Le lendemain, nous repartons pour un autre 400-500 km avec un arrêt dans la petite ville propret de King William's Town...heureusement, pas de route panoramique au programme. Nous avons facilement trouvé une suite dans une maison victorienne avec piscine pour un montant dérisoire (40$) et pris un repas de steak succulent, un T-bone pour monsieur, chez Spur, une chaîne de steak House bien établie (30$)... Notre budget se maintient!

Sylvie  XXX

Tous les guides touristiques, et ils sont nombreux, nous avaient prévenu que la Wild Coast avait peu à offrir aux touristes et ils avaient bien raison. Comme d'habitude on a fait à notre tête et on s'est tapé les 800 kilomètres sur une route qui n'avait pas grand chose à tripper. Au moins j'ai pu me faire plaisir sur certaines portions du chemin en tenant une moyenne de 130Km à l'heure pendant que Mimine ne regardait pas le compteur...

Pourtant cette randonnée m'a permis de constater d'importants contrastes. Nous avons traversé des villes où visiblement il n'y avait pas âme blanche qui y vivait. Quel capharnaum, c'était impressionnant de voir tous ces gens dans un désordre général où tout le monde court tout partout même dans la rue dans un environnement poussiéreux avec des ordures entassées ça et là, bref sans aucun ordre visible pour ne pas dire la foire totale. 

Nous avons constaté la différence lorsque nous nous somme arrêtés à Grahamtown, petite ville proprette, remplie d'afrikaners avec ses rue parfaitement à l'équerre, ses espaces de stationnement sécuritaires et payants et ses charmantes petites boutiques aux devantures attirantes. Deux mondes, deux vies parallèles à quelques dizaines de kilomètres à peine. Il en va de même pour la majorité des villes que nous avons traversés avec des townships à l'entrée et à la sortie de chacune sans exception... Deux mondes.... On s'est même permis de jouer le jeu en se louant un super cottage dans le plus pure style afrikaner... un vrai trip de blanc au pays des xhosas...

Quoi qu'il en soit nous faisons un voyage absolument merveilleux dans un pays qui l'est, malgré tout, tout autant. Nous sommes en pleine foire gastronomique profitant allègrement des spécialités de chacune des régions visitées, sans oublier évidemment le vin qui coule généreusement... Ce texte est écrit sur le bord de l'océan indien avec ses vagues déferlantes (encore en toujours même après 1000 kilomètres depuis Sta-Lucia) avec en prime un coucher de soleil qui s'enfonce lentement dans les flots bleus... Rien de vraiment romantique il fait environ 14C, il a plu presque toute la journée, on a un petit crisse de campe qui sent l'humidité avec deux lits simples au grand désespoir de Mimine et Matou mais ESTI QU'ON EST BEN!

André xx

P.S. Olivier il n'y a pas qu'au East Side Mario qu'on sait cuire les calmars... Ici c'est une spécialité et ils sont vraiment écoeurants... Puisses-tu les goûter un jour, je te le souhaite sincèrement.


Papa xx





mardi 26 novembre 2013

De la releve pour le fou des montagnes

20 au 23 novembre

Après la ville, le canyon, la brousse et la mer on découvre les montagnes africaines avec la même fascination et le même émerveillement que lors de nos tout premiers pas sur ce continent qui n'en finit pas de nous surprendre par sa splendeur. Les montagnes du Drakensberg massif rocheux dont certaines cimes culminent à plus de 3000 mètres nous  ensorcelle littéralement depuis maintenant 4 jours. 

Celle-là, je la dédie à mon père Gaston qui se disait fou de la montagne et qui aurait eu bien de la place pour se laisser aller sur les quelques 200 kilomètres nord-sud de montagnes, à la frontière ouest du Lesotho (un autre curieux petit pays enclavé...) qui forment l'ensemble de ce merveilleux coin de pays. Allez Gaston, où que tu sois... je suis convaincu que tu nous accompagnes pour les randonnées...

Les aménagements pour les touristes rencontrent les meilleurs standards internationaux d'hébergement dans un respect de l'environnement qui ferait plaisir à nos environnementalistes. Mais plus encore, après la visite de 3 campements on constate qu'il y règne un calme et une sérénité, sur fonds de décors parsemés de pics et d'énormes massifs rocheux à tête plate (comme un gâteau), qu'on ne retrouve nulle part ailleurs avec en prime des oiseaux de toutes les couleurs qui en font un paradis pour les ornithologues.

Les nuages ont bien failli gâter la sauce, lorsqu'on se promène entre entre 2000 et 3000 mètres d'altitude, il y a de bonnes chances que les nuages fassent partie du paysage lorsqu'ils passent et au grand désespoir de Sylvie, nous avons perdu une journée dans le brouillard, journée largement compensée par le soleil du lendemain et la visite des grottes parsemées de dessins rupestres de plus de 5000 ans nous rappelant que nous pourrions bien être tous et toutes de descendances africaines...

André xxx

En quittant St-Lucia, deux itinéraires s'offraient à nous: l'autoroute ou la 618, route panoramique qui ajoutait plus d'une heure de trajet.  Nous avons traversés des dizaines de villages, tous aussi pittoresques les uns que les autres. J'ai vu des centaines de personnes de tous âges marcher le long des routes, avec ou sans chaussures; des enfants (à la tonne, pas grand chose d'autre à faire dans ces petits villages, selon André) jouer avec un bout de bois, une roche; des femmes laver leur linge à la rivière et le faire sécher sur les rochers, d'autres marcher un enfant accroché dans le dos avec sur leur tête, soit un 5 gallons d'eau, une poche de riz (pas un petit sac) ou encore un ballot de branches de bois pour une distance, que je n'ose imaginer.  Les enfants sont mis à contribution lors de la corvée d'eau, soient ils pompent le puits, soient ils poussent une brouette (pour les plus chanceux) pleine de récipients remplis d'eau. On le sait que c'est comme ça pour des milliers de personnes dans le monde, on le voit à la télé, mais de passer à côté en voiture, mettons que...c'est pas pareil... Surtout, quand on vient de tout juste de s'arrêter en voiture pour acheter une bouteille d'eau pour la route.

Le fameux Ukhahlamba Drakensberg Park, inscrit au patrimoine de l'UNESCO depuis 2000, est divisé en trois zones, nord, centre et sud, sur plus de 243 000 ha, avec des noms à faire rêver les amateurs de montagnes: Cathedral Peak, Champagne Castle, Mont-aux-Sources, Giant's Castle, entre autre... Encore là, nous n'avons pas de réservations et après quelques 600km parcourus, nous prenons une chance et poussons vers le nord, jusqu'au renommé "Didima Camp"... Wow, la hutte entièrement équipée avec tv, foyer avec une vue face aux pics du nord du Drakensberg, une splendeur!   (Impossible de ne pas avoir une pensée pour un certain fou des montagnes).  

La joie que je me faisais de me lever à l'aube pour voir le soleil se refléter sur les montagnes, la rando que nous projetions à Thukela Gorge pour voir la 2e plus grande chute au monde "Thukela falls" qui plonge 947m dans le vide...pouet... pouet... pouet....l'épais brouillard, la bruine et les nuages ont envahi le ciel étoilé vu la veille... Déception, trop risqué de prendre la route plus au nord, nous décidons d'aller vers le centre du parc, encore là, rien à voir, il fait à peine 14C et vous l'avez deviné, très humide.  On se trouve une petite hutte dans un immense jardin et on se repose.  Jour 3, André espérant rendre sa mimine heureuse, décide de rouler 2:00 au sud vers le "Giant's Castle" et vers 15h, elles sont finalement au rendez-vous ces cimes majestueuses... Mimine est contente et envisage la rando de demain avec espoir!  Car, je l'avoue, de marcher me manque, habituellement en voyage, nous pouvons marcher des journées entières, pas vraiment pensable ici...

Sylvie

xxx
Samedi matin, c'est parti, on marche vers le "World's View" petite rando de 14km en 4hrs, (juste assez pour me contenter et ne pas écœurer André).  Belle rando facile, un soleil plombant, nous avons croisés des élans qui broutaient tranquillement.  Et la récompense: une vue époustouflante sur le Giant's Castle avec quelques petits nuages dans les hauteurs qui se sont transformés en fin de journée par une averse de grêlons comme nous en avons rarement vus.


Voici quelques photos : Swaziland, St-Lucia, Drakensberg

 Deboisement au Swaziland - quand on n'a pas de mines...
 Le toit arrondi, le top du World's View - on l'a escalade

 grelons, c'etait  vrai!
 petite danse Zulu
 Giant's Castle




 Dessins rupestres pas Andre, sur la roche...


Un chanceu qui a une brouette...
 Corvee habituelle pour l'eau
 Cathedral's Peak - vue de notre hutte


 un des dizaines de petits villages traverses
 Cape Vidal - belle plage a St-Lucia
 Premiere trempette de pieds dans l'ocean indien
 vent deferlant nous chassant de la plage
 THE room in 'little eden"